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Le Cabinet de Curiosités

une dernière création avec Feydeau

Depuis 2010, Le Cabinet de Curiosités fait vivre la création théâtrale à La Garde. En résidence à L’Escale, la compagnie de Guillaume Cantillon conjugue création, transmission et rencontre avec le public. Avec Le Système Ribadier, elle conclut son aventure artistique gardéenne et confirme sa volonté d'explorer de nouveaux territoires artistiques tout en offrant au public des œuvres ambitieuses et populaires.

Créer, expérimenter, transmettre, partager. Derrière ces quatre notions se dessine toute la richesse d’une résidence artistique. À La Garde, cet engagement prend vie depuis plus de 50 ans, au théâtre Le Rocher puis à L’Escale.

 

Installée au théâtre Le Rocher, puis à L’Escale depuis son ouverture, la compagnie bénéficie d’un accompagnement qui lui permet de développer ses projets artistiques dans des conditions privilégiées.

 

Le Cabinet de Curiosités défend un théâtre exigeant et accessible, où la langue, le corps, les images et la musique dialoguent au service d’un imaginaire poétique. Chaque saison donne naissance à de nouvelles créations (Dandin/Requiem, Dies Irae, Noces de sang, Métamorphoses, Illusions, Mort le soleil, Les guêpes de l’été nous piquent encore en novembre…).

 

Cette année, Le Système Ribadier confirme cette volonté constante d’explorer de nouveaux territoires artistiques tout en offrant au public des œuvres ambitieuses et populaires.

 

En accueillant une compagnie en résidence, L’Escale affirme son ambition : être un lieu où les spectacles se créent autant qu’ils se jouent, faisant de la culture une expérience vivante, partagée et accessible à tous.

 

 

Le Système Ribadier

théâtre dès 12 ans – vendredi 25 et samedi 26 septembre à 20h

Infos & Réservations : theatrelescale.fr/saison-26-27/le-systeme-ribadier

 

À la fin du spectacle, prolongez l’expérience lors d’un bord de scène avec les comédiens de la pièce et le metteur en scène. Une occasion unique d’échanger avec les artistes, de partager vos impressions et de découvrir les coulisses de la création.

Guillaume Cantillon, metteur en scène, comédien et directeur de la Cie, nous parle de son “Système Ribadier”…

 

Cette comédie de Feydeau n’est pas un simple vaudeville, qu’est-ce qui vous semble actuel dans cette pièce écrite il y a plus d’un siècle ?

 

Ce qui m’apparaît édifiant, c’est l’individualisme forcené des personnages. Même si les rapports sociaux diffèrent de ceux d’aujourd’hui, ce travers de notre époque est très présent dans Le Système Ribadier, comme dans nombre de comédies de Feydeau : on n’hésite pas à marcher sur les autres pour atteindre ses objectifs.

 

De quoi rit-on dans ce Feydeau ?

 

On rit de tout ce qui fait notre humanité : naïveté, médiocrité, petits arrangements, trahison, mensonge, culot… Feydeau offre au spectateur un exutoire, qui voit le pire de lui-même s’agiter sous ses yeux. Ses personnages pris dans des situations inextricables et paroxystiques, traversent des tempêtes émotionnelles que personne ne voudrait vivre… mais qui sont réjouissantes à observer.

 

Quelle est la signature de la Cie dans cette pièce ?

 

La signature de la Cie se retrouve dans la même obsession pour une forme d’épure, de simplicité dans le traitement de l’espace, de la lumière et du son. Je porte aussi une grande attention au jeu des comédiens, je suis très directif. Sur le fond, le désir et l’engagement amoureux sont des thèmes récurrents dans mes spectacles, abordés parfois de façon grave ou poétique, cette fois-ci c’est vers l’humour que le choix s’est porté.

 

Que représente cette création dans le parcours du Cabinet de Curiosités ?

 

A notre arrivée en résidence, j’ai monté un Molière (Dandin/Requiem), en prenant beaucoup de libertés. Après une quinzaine de spectacles très personnels, aux textes quasi tous contemporains, j’ai voulu pour mon dernier spectacle en résidence, revenir à une comédie populaire et rester au plus près du texte. Feydeau est très exigeant à monter : il impose son rythme, son espace, sa temporalité. Il faut donc se montrer modeste, sans chercher à moderniser ou tordre son écriture. Mon parcours me permet peut-être aujourd’hui de me confronter à ce monument, sans chercher à y greffer des choses personnelles, mais en étant résolument au service de son texte.

 

Le spectacle en 3 mots ?

 

Irrévérencieux
Terrible
Drôle